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Le métier de sages femmes

10 faits sur la profession de sage-femme

 

OMS/Chris Black

Les services de sages-femmes sont essentiels pour la sécurité de la grossesse et de l’accouchement. Dans le monde, environ 287 000 femmes meurent chaque année de complications liées à la grossesse et à l’accouchement. La plupart de ces décès en grande partie évitables surviennent dans des pays à faible revenu et dans les zones rurales et pauvres.

L’OMS soutient les efforts des pays pour faire en sorte que chaque femme et chaque nouveau-né reçoivent les meilleurs soins possibles. De nombreux décès maternels et néonatals pourraient être évités si des sages-femmes compétentes assistaient les femmes avant, pendant et après l’accouchement et étaient en mesure de les adresser pour soins obstétricaux d’urgence en cas de complications graves.

Des sages-femmes compétentes diminuent le risque de décès pendant l’accouchement.

Près de 800 femmes et de 8000 nouveau-nés meurent chaque jour en raison de complications en grande partie évitables qui surviennent pendant la grossesse, l’accouchement ou la période post-natale immédiate. En outre, chaque année, on compte près de 3 millions d’enfants mort-nés. Un grand nombre de vies pourraient être sauvées si chaque accouchement avait lieu en présence d’une sage-femme.

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Plus d’un tiers des naissances ont lieu en l’absence d’une sage-femme ou autre personnel de santé qualifié.

L’objectif 5 du Millénaire pour le développement (OMD 5) vise à améliorer la santé maternelle. Il faut former davantage de sages-femmes si l’on veut réaliser la cible de l’objectif 5 consistant à faire passer le nombre d’accouchements en présence de personnel de santé qualifié à 95% d’ici 2015.

Les sages-femmes prodiguent également des soins essentiels après l’accouchement.

Après l’accouchement, les sages-femmes aident les mères à mettre l’enfant au sein et à prévenir la transmission mère-enfant du VIH. Elles vérifient l’état de santé du nouveau-né et conseillent la mère quant aux soins à apporter à l’enfant, à l’espacement des naissances et à la planification familiale.

Dans les régions en développement, une femme sur trois vivant en zone rurale reçoit les soins nécessaires.

Pendant la grossesse et l’accouchement, les femmes de milieu rural, de régions isolées ou dans les petits centres de santé en particulier souffrent de l’absence de sages-femmes et de personnels de santé dotés de compétences obstétricales. C’est pourquoi les pays doivent améliorer la répartition et la fidélisation des sages-femmes, surtout dans les régions pauvres et isolées.

Les sages-femmes doivent suivre régulièrement des formations de remise à niveau.

Elles ont besoin d’être formées afin d’acquérir et de conserver les compétences nécessaires pour prodiguer des soins de qualité aux femmes et aux nouveau-nés. Les gouvernements doivent permettre aux sages-femmes d’actualiser leurs compétences, ils doivent aussi adopter des politiques leur permettant d’utiliser pleinement leurs connaissances et leur expertise au sein des communautés, des centres de santé et des hôpitaux.

Le travail en équipe avec les fournitures nécessaires est essentiel pour les sages-femmes.

Les sages-femmes ont besoin de plus que d’une simple formation pour être efficaces. Pour pouvoir dispenser des soins de qualité, elles ont également besoin d’infrastructures adéquates, de médicaments et de fournitures disponibles, d’eau et de moyens d’assainissement, de moyens de communication et d’un système d’orientation-recours efficace si des complications se produisent pendant l’accouchement.

Les données fiables sur le nombre de sages-femmes en activité sont rares.

Nous ne savons pas quels sont les effectifs de personnel formé qui travaillent effectivement dans les salles d’accouchement et comment ces effectifs sont répartis dans les régions et les pays. Ces informations sont nécessaires si l’on veut élaborer des plans et programmes nationaux ciblés.

De nombreuses sages-femmes qualifiées quittent leur pays d’origine pour travailler à l’étranger.

Les pays ont souvent du mal à fidéliser le personnel formé en raison de la difficulté des conditions de travail, du faible niveau des rémunérations, du manque de soutien et d’encadrement et de l’absence de plans de carrière. De nombreuses sages-femmes qualifiées travaillent à l’étranger pour un meilleur salaire et des conditions de travail plus favorables. Cela crée une pénurie de personnel qualifié dans les pays qui en ont le plus besoin.

L’OMS conseille les pays sur la façon de soutenir les sages-femmes.

L’OMS travaille avec les pays pour que les questions relatives aux soins obstétricaux soient intégrées dans les stratégies et plans de santé nationaux. Elle encourage les pays à mieux reconnaître la profession de sage-femme et à soutenir les sages-femmes comme étant un pilier essentiel du personnel de santé maternelle et néonatale.

L’OMS travaille avec ses partenaires afin d’accroître le nombre de sages-femmes compétentes.

Selon des estimations récentes, les pays ont besoin au minimum de six agents de santé dotés de compétences obstétricales pour 1000 naissances pour faire en sorte que 95% des femmes accouchent en présence de personnel qualifié et accélérer la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. L’OMS aide les pays à remédier à la pénurie de personnels de santé.

 

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